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Idées reçues sur la virtualisation et la perte de données

Pertes de données en environnement virtuel

Kroll Ontrack a réalisé récemment une étude auprès des utilisateurs VMware pour connaître leurs points de vue sur la virtualisation et la récupération de données. Dans ce premier billet détaillant les résultats de l’étude, on apprend que la plupart des entreprises ne mettent pas en place et ne testent pas des plans de reprise après sinistre ou de continuité des activités lorsqu’elles migrent vers un environnement virtuel. Il s’agit d’une grave omission étant donné le déferlement d’informations qui sont transférées dans les environnements virtuels et l’impact que leur perte pourrait avoir sur la réputation et les performances financières d’une entreprise.

Cette étude menée auprès de 338 professionnels de l’informatique lors d’une récente conférence VMworld a révélé trois conclusions majeures. La première concerne le risque perçu de perte de données dans un environnement virtualisé.

D’après les résultats de cette étude, 37 % des personnes interrogées pensent que la virtualisation diminue fortement les risques de perte de données. En réalité, il n’est possible de minimiser la perte de données que si des sauvegardes des données sont correctement effectuées et soigneusement testées. Dans le cas contraire, l’impact de la perte de données est plus important que dans un environnement non virtualisé, du fait qu’un sinistre impliquant les données dans un environnement virtualisé peut rendre indisponibles de nombreux serveurs qui partagent le même espace de stockage.

Virtualiser n’est pas sauver

Étonnamment, 20 % des personnes interrogées pensent que la virtualisation n’a aucune incidence sur le risque de perte de données. Ne sont-elles pas responsables des sauvegardes et de la récupération des données ? Ce résultat suggère que la complexité des systèmes virtualisés n’est pas totalement comprise. La perte de données est toujours un problème potentiel, quelle que soit l’infrastructure informatique utilisée.

Dans un environnement virtualisé, les données constituent le composant le plus important et le seul qui n’est pas virtualisé. Les utilisateurs peuvent reconstruire et recréer n’importe quel autre composant d’un environnement virtuel en quelques secondes et quelques clics, mais c’est impossible avec les données qui sont créées dans un environnement virtuel. En conséquence, même si les entreprises peuvent faire des économies partout ailleurs dans un environnement virtuel, elles doivent envisager de dépenser plus pour protéger les données lorsqu’elles migrent vers un tel environnement.

Bien entendu, cela semble contraire à l’objectif de la virtualisation, qui est d’économiser de l’argent. Pourtant, un investissement en amont pour protéger les données est plus important s’il peut permettre d’éviter des problèmes de disponibilité et de perte des données encore plus coûteux en aval. Au minimum, les entreprises doivent sauvegarder et tester rigoureusement la disponibilité des données dans tous les environnements informatiques et mettre en place une politique de protection des données qui inclut les coordonnées d’un spécialiste réputé de la récupération de données auquel les employés peuvent faire appel en cas de sinistre.

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