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Les erreurs courantes en environnements virtualisés

Les erreurs courantes en environnements virtualisés

La virtualisation constitue un élément d’infrastructure essentiel pour les entreprises. Elle offre une flexibilité et une rentabilité intéressante. Mais sa démocratisation rapide n’est parfois pas sans conséquence. Au cours de plusieurs récupérations de données sur système virtuel, les techniciens de Kroll Ontrack ont constaté des erreurs et des oublis courants. Faisons le point.

La consolidation extrême des serveurs engendre un point de défaillance unique

Nous avons travaillé pour des clients dont l’infrastructure informatique toute entière était hors service en raison d’une seule panne du système. On peut le deviner rien qu’en voyant que l’adresse électronique fournie se termine par @hotmail ou @gmail !

Mauvaise gestion du cycle de vie des machines virtuelles

Nous constatons souvent que les entreprises n’ont pas pris la peine de documenter la création des machines virtuelles. Or, sans une procédure en place pour gérer la création et la désactivation des machines virtuelles, il est facile de se retrouver avec un sérieux problème de prolifération des serveurs virtuels.

Cette situation a de nombreuses conséquences négatives sur l’environnement virtuel lorsqu’il est opérationnel : gaspillage des ressources sur des machines virtuelles inutiles, risque de ne pas sauvegarder des machines virtuelles cruciales, risque de supprimer les machines virtuelles inappropriées, etc. En outre, elle est aussi problématique lorsqu’il s’avère nécessaire de procéder à la récupération de données virtuelles.

  • Personne ne connaît le nom des machines virtuelles vitales. En général, nous trouvons plusieurs copies d’une machine virtuelle, telles que SQL-Server1, SQL-Server-Copie1, SQL-Server2, etc., mais personne ne sait laquelle était la machine virtuelle en production et lesquelles étaient des tests ou des versions antérieures de cette machine,
  • Personne ne sait comment les machines virtuelles ont été configurées, combien de disques virtuels elles comportaient, comment ces disques virtuels ont été configurés (ressources allouées de manière dynamique ou statique), quelle était la capacité de chacun, etc…,
  • Il est possible que les disques virtuels se soient retrouvés sur un périphérique de stockage différent de celui où se trouve la configuration de la machine virtuelle.

Au final, cette situation implique de devoir récupérer beaucoup plus de données que ce qui est réellement nécessaire, simplement pour pouvoir retrouver les machines virtuelles adéquates.

Méprise sur les instantanés

Les utilisateurs se méprennent très souvent sur les instantanés et leur usage, les considérant comme des fichiers de sauvegarde de données. Cette confusion vient des instantanés dans les systèmes de stockage SAN : ils s’appellent aussi « instantanés », mais contiennent des versions antérieures de l’intégralité des données. En environnement virtuel, les fichiers instantanés ne contiennent que les données ajoutées depuis la création de l’instantané, généralement les plus récentes. Résultat : lorsque les périphériques de stockage viennent à manquer d’espace en environnement virtuel, les utilisateurs tendent à supprimer les fichiers instantanés, croyant ne plus en avoir besoin (puisqu’ils pensent qu’il s’agit d’une forme de sauvegarde), et ne trouvent plus une partie de leurs données.

Sauvegardes mal configurées

Certaines entreprises n’ont pas adapté leurs stratégies de sauvegarde pour tirer profit de la virtualisation et, dans le pire des cas, la virtualisation joue contre leurs stratégies de sauvegarde obsolètes. Nous avons réalisé de nombreuses récupérations de systèmes virtuels où les clients ne pouvaient pas restaurer les données de leurs sauvegardes parce que, à un niveau inférieur, les sauvegardes partageaient le même système de stockage que les données de production et parce que la cause de la perte de données affectait à la fois les données de production et de sauvegarde (un autre exemple de consolidation excessive).

Ces quelques erreurs nous montrent que rigueur et vigilance sont les maîtres mots en matière d’environnements virtuels.

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