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6 idées reçues sur les disques SSD

Disques SSD

Les disques SSD ne tombent jamais en panne et peuvent être facilement réparés ? C’est faux. On entend toute sorte d’idées reçues à propos des SSD… En voici une brève sélection.


1. Les disques SSD n’ont pas de pièces mobiles et tombent donc très rarement en panne

Comme les disques SSD ne comportent pas de pièces mobiles, ils sont à certains égards beaucoup plus fiables que les disques durs traditionnels. Toutefois, ils sont essentiellement installés dans des appareils mobiles, lesquels sont soumis à des conditions nettement plus rudes que les usages des disques durs traditionnels. Ainsi, d’après les observations de Kroll Ontrack, l’eau représente la cause la plus fréquente de défaillance des disques SSD. Elle provoque des courts-circuits et endommage les composants électroniques. Par comparaison, moins de 1 % des défaillances de disques durs traditionnels sont dues à l’eau.

 

Lire aussi : SSD contre HDD, la guerre ?

 

2. Vous n’avez pas besoin d’effectuer une sauvegarde si vous synchronisez votre disque SSD dans le cloud

Il existe une règle en matière d’informatique : si vous n’avez pas une sauvegarde sur 2 supports différents, vous n’avez pas de sauvegarde valable. Cette règle ne change rien au prétexte que le support de stockage que vous utilisez est plus fiable qu’un autre. Kroll Ontrack aide souvent des clients à récupérer leurs données après que les versions d’un fichier enregistrées sur l’ordinateur et dans le cloud se retrouvent toutes deux inaccessibles, altérées, supprimées ou écrasées. Très souvent en fait, la version locale est endommagée et est ensuite synchronisée dans le cloud. Si la majorité des prestataires cloud enregistrent les versions précédentes des fichiers, cette solution ne fonctionne pas toujours. Nous recommandons toujours de procéder à une seconde sauvegarde.

3. Les disques SSD peuvent être facilement réparés en cas de problème

C’est faux, les disques SSD sont difficilement séparables des autres composants électroniques et sont donc très difficiles à réparer. Par exemple, les disques SSD sur la plupart des tablettes et des smartphones sont imbriqués sur la carte du circuit principal, comme le montre cette image :

Disque SSD

 

4. Si  l’ordinateur n’a pas été éteint correctement ou la batterie est complètement épuisée, cela n’endommage pas les données

Pour qu’un disque SSD ne perde pas de données lorsque l’alimentation est coupée alors qu’il est en train de copier des données, il faut que ce dernier s’arrête dans un état sûr en quelques millisecondes. C’est prendre un risque d’espérer que tout se passe bien chaque fois et que les concepteurs du contrôleur ont bien fait leurs calculs. L’expérience des ingénieurs de Kroll Ontrack montre qu’il arrive parfois que les choses tournent mal. Les résultats observés sont une altération des données au point que l’utilisateur ne puisse plus avoir accès à ses fichiers.

 

Lire aussi : HDD et SSD, comment être sûr d’effacer ses données

 

5. Les disques SSD fonctionneront toujours, car ils ne s’usent pas

C’est faux, dans la mesure où la durée de vie et la capacité de tous les supports diminuent au fil du temps. Un phénomène lié à la conception et appelé « amplification des écritures » veut que la capacité et la vitesse des SSD se réduisent progressivement. Ce phénomène est dû à la façon dont le SSD efface les données de la mémoire.

La durée de vie utile d’un disque SSD peut n’être que de cinq ans s’il est souvent utilisé. Il est conseillé de moderniser ses appareils tous les trois ans afin de ne pas avoir ce problème. Deux types de mémoire sont actuellement utilisés dans les disques SSD : SLC (cellule à un niveau) et MLC (cellule à plusieurs niveaux). La mémoire SLC dure plus longtemps mais coûte plus cher à produire. Tous les disques peu onéreux et la plupart des lecteurs à mémoire Flash USB utilisent une mémoire MLC. La mémoire Flash ne peut être programmée et effacée qu’un nombre de fois limité. C’est ce que l’on appelle le nombre maximal de cycles d’écriture/effacement que peut endurer la mémoire Flash au cours de sa durée de vie. La mémoire SLC, conçue pour des performances supérieures et une plus grande endurance, peut généralement accepter entre 50 000 et 100 000 cycles. La mémoire Flash MLC est quant à elle conçue pour des applications moins coûteuses et un nombre de cycles nettement inférieur, généralement entre 3 000 et 5 000 (chiffres de 2011).

 

Retrouvez ici tous les articles traitant des disques SSD

 

6. L’utilisation du chiffrement ne présente pas d’inconvénients majeurs

C’est faux, le chiffrement réduit considérablement la possibilité de récupération des données dans le cas où un disque dur est reformaté par erreur. L’utilisation du chiffrement intégral du disque complique ce problème. De nombreuses situations de perte de données provoquées par des pannes logiques ne peuvent pas être récupérées. Si la défaillance endommage le disque chiffré et empêche le montage du disque, cela implique que les données ne peuvent pas être déchiffrées. En outre, si le disque est très endommagé, il n’est pas non plus possible de tenter une récupération partielle ou ciblée dans la mesure où l’emplacement des données importantes ne peut pas être identifié. C’est un cas de récupération du tout ou rien, comme s’il s’agissait de faire un puzzle de 10 000 pièces où toutes les pièces ont la même couleur et la même forme !

10 Responses to "6 idées reçues sur les disques SSD"

  • On Traque
    30 juillet 2013 - 11:02 Reply

    Très bon article.

    Mais au final, comparé aux disques dur dits « classique » est-ce que « Les disques SSD ne tombent jamais en panne et peuvent être facilement réparés ? »
    C’est à dire :
    Lequel est le plus fiable ?
    Lequel est le plus performant ?
    Lequel est plus facile à réparer ?
    Dans lequel on a le plus de chance de récupérer toutes ses données ?

    • Jérôme
      24 septembre 2013 - 10:56 Reply

      C’est difficilement comparable en l’état, on est souvent, comme mentionné ci-dessus, dans des situations de « tout ou rien » avec les SSD, alors que les disques classiques autorisent plus facilement des récupérations partielles.

      Les cas d’effacement volontaires des données donnent un avantage au SSD, mais à l’inverse, c’est plus incertain pour la fiabilité actuelle des SSD (ceci dit, les disques magnétiques réservent aussi des surprises aléatoires). C’est au fur et à mesure du temps que les technologies bon marché comme les mémoires MLC vont évoluer positivement. En bureautique classique, ça peut durer des années. Avec un serveur de fichiers ou, pire, de bases de données, il faut passer en SLC.

      Les nouvelles technologies comme celles de Samsung (mémoire tri dimensionnelle) augmentent à la fois les performances et la durée de vie.

      En matière de SSD, la technologie évolue tellement vite qu’on a encore rien vu !

  • Nicolas Lagarde
    21 mai 2014 - 8:50 Reply

    Bonjour,

    En cherchant sur google pour résoudre un problème avec mon SSD samsung je suis tombé sur votre article et le point « Si l’ordinateur n’a pas été éteint correctement ou la batterie est complètement épuisée, cela n’endommage pas les données » m’a interpellé.

    En effet je possède un Lenovo yoga 2 pro dans lequel j’ai installé un ssd samsung 840 pro, mais régulièrement mon système win 8.1 pro saute la partition disparaît et j’ai plusieurs erreur s.m.a.r.t.

    Vous qui êtes confronté à de nombreux problèmes de ce type, pouvez-vous m’aiguiller sur ce qui peut provoquer cet effacement de mon ssd ? (plusieurs fois remplacer par le SAV Samsung).

    Merci

    • Kroll Ontrack France
      21 mai 2014 - 4:21 Reply

      Bonjour Nicolas,

      Il est fort probable qu’il s’agisse d’un bug au niveau du firmware de votre disque, dû essentiellement à la technologie de gestion d’énergie sur ce modèle. La solution serait de faire une mise à jour du firmware vers la dernière version :

      1) Sauvegarder les données importantes contenues dans le disque SSD vers un autre support (disque externe, clé USB…) puis bien vérifier que les données sauvegardées sont bien accessibles sur un autre ordinateur,

      2) Mettre à jour le firmware du SSD en utilisant l’utilitaire Samsung (téléchargeable sur le site officiel), choisir le modèle du SSD et bien suivre les instructions pas à pas,

      3) Une fois la mise à jour terminée, éteindre le pc portable,

      4) Retirer le disque SSD du laptop et le connecter sur un PC Desktop en mode esclave,

      5) Utiliser le soft Samsung SSD Magician pour effacer les données, présentes sur le SSD,

      6) Réinsérer le SSD dans le laptop,

      7) Installer Windows 8.1

      En espérant que cela vous aide à résoudre votre problème. N’hésitez pas à vous rapprocher de l’assistance technique du fabricant de votre disque SSD pour plus d’informations.

      • Nicolas Lagarde
        21 mai 2014 - 5:30 Reply

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse et votre professionnalisme.

        A mon grand étonnement j’ai pu réparer mon windows 8 grâce à la réparation automatique …

        Pensez-vous que l’utilisation intensive de la mise en veille prolongé (ce n’est pas recommandé pour un ssd je sais, mais tellement pratique…) peut provoquer ce genre de problème ?

        L’option secure erase du logiciel samsung magician peut-il réinitialiser l’état smart du ssd ?

        Merci

        • Kroll Ontrack France
          21 mai 2014 - 5:46 Reply

          Ravi que vous ayez trouvé une solution à votre problème. Concernant vos questions, l’assistance technique Samsung devrait sûrement pouvoir vous fournir des éléments de réponse.

  • Nico
    5 septembre 2015 - 9:46 Reply

    Si c’est pas malheureux de lire ça…
    N’aillez pas peur, les SSD sont devenu très fiable et j’ai plus eu des problèmes avec des HDD que des SSD.

  • Pope
    17 septembre 2015 - 2:43 Reply

    Franchement j’ai pas aime l’article parçeque je trouve qu’il est pas du tout objectif et biaisé. Pratiquement tous les cas de figure énoncés font aussi bien tombé les hdd …
    Un ssd n’est pas sensible au magnétisme et à la chaleur comme les hdd …

  • Fred3b12
    27 février 2016 - 11:53 Reply

    Le mec qui a écrit l’article à des parts chez HDD IBM, oubliez cette article.
    Un rédacteur se doit d’être objectif, s’il en donne les défauts il doit en donner les qualités (quand bien même les défauts doivent en être réellement ; mettez dans l’eau un hdd vous verrez etc…) ça me révolte ce type de journalisme !!!! Non constructif à souhait !!!

  • gef
    15 mars 2016 - 2:45 Reply

    Le parti-pris sur ce site est souvent celui de faire de la promotion exagérée des services de la société. Pour une fois, même si le nom de la société est cité plusieurs fois, l’article remplit son objectif et respecte le titre. Il ne semble pas qu’il propose de revenir au disque dur (même si ce serait mieux pour le fonds de commerce de l’entreprise 😉 ).

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